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31 mars 2020
….Le bateau s’en revient, Glissant et se fondant, Au spectacle divin De ce soleil couchant. Quand le ciel et la mer Flamboient de tous leurs feux, Dans l’extraordinaire Fusion en rouge et bleu
Brins d'osier, vous serez le lit frêle où la mère
Berce un petit enfant aux sons d'un vieux couplet :
L'enfant, la lèvre encore toute blanche de lait,
S'endort en souriant dans sa couche légère.
Brins d'osier, brins d'osier,
Courbez-vous assouplis sous les doigts du vannier.
André Theuriet
"Disperse loin de notre ciel la guerre et ses rauques tumultes
Mets un terme à ces soupçons alambiqués qui nous font jaser sur le compte les uns des autres .
De nous tous , nous les Grecs, refais une pâte intimement liée par un ferment d'amour infuse en nos esprits , pour en ôter le fiel , quatre grains d'indulgence ".
"La Paix" .
Aristophane .
Après sa vigne de Château-Neuf, ce que le pape aimait le plus au monde, c’était sa mule.
Le bonhomme en raffolait de cette bête-là. Tous les soirs avant de se coucher il allait voir si son écurie était bien fermée, si rien ne manquait dans sa mangeoire, et jamais il ne se serait levé de table sans faire préparer sous ses yeux un grand bol de vin à la française, avec beaucoup de sucre et d’aromates, qu’il allait lui porter lui-même, malgré les observations de ses cardinaux…
Alphonse Daudet
Faut qu'ça saigne!
Faut qu'les gens aient à bouffer, faut qu'les gros puissent se goinfrer
Faut qu'les petits puissent engraisser, faut qu'ça saigne!
Faut qu'les mandataires aux Halles puissent s'en fourrer plein la dalle
Du filet à huit cent balles, faut qu'ça saigne!
Faut qu'les peaux se fassent tanner, faut qu'les pieds se fassent paner
Que les têtes aillent mariner, faut qu'ça saigne!
Faut avaler d'la barbaque pour être bien gras quand on claque
Et nourrir des vers comaques
Faut qu'ça saigne bien fort!
Boris Vian
Nous parlons d'amour, de bien et de mal... et nous accrochons à ces icônes respectables comme la tique assoiffée à son gros chien tout chaud. Muriel Barbery
Un âne et un mulet cheminaient ensemble. Or l’âne, voyant que leurs charges à tous deux étaient égales, s’indignait et se plaignait que le mulet, jugé digne d’une double ration, ne portât pas plus que lui. Mais, quand ils eurent fait un peu de chemin, l’ânier s’apercevant que l’âne n’en pouvait plus, lui ôta une partie de sa charge et la mit sur le mulet. Quand ils eurent fait encore un bout de chemin, voyant l’âne encore plus épuisé, il lui retira une autre partie de sa charge, et enfin prenant le reste, il l’ôta à l’âne et le fit passer sur le mulet. Alors celui-ci tournant les yeux vers son camarade lui dit : « Eh bien ! mon ami, ne trouves-tu pas juste qu’on m’honore d’une double ration ? » Nous aussi, ce n’est point par le commencement, mais par la fin que nous devons juger de la condition de chacun. Esope
Dites, mon amour, s'il n'est pas très cruel à vous de m'avoir ainsi pris dans vos filets, d'avoir détruit ma liberté. L'avouerez-vous dans la lettre que vous devez sur-le-champ m'écrire et où vous devez par tous les moyens me consoler ; quelle soit aussi envoûtante qu'une bouffée de pavots et me fasse tourner la tête ; tracez les mots les plus doux et baisez-les, que je puisse du moins poser mes lèvres là où les vôtres ont été. John Keats
« Des dieux de ce vallon contez-moi les secrets, Bergère ;
quelle déesse habite ces fontaines ?
Voyez-vous quelquefois les nymphes des forêts
Entr’ouvrir l’écorce des chênes ?
Bacchus vient-il encor féconder vos coteaux ?
Ce gazon que rougit le sang d’un sacrifice,
Est-ce un autel aux dieux des champs et des troupeaux ?
Est-ce le tombeau d’Eurydice ? »
Casimir Delavigne
Hymne à la liberté
Je te reconnais au tranchant
De ton glaive redoutable,
Je te reconnais à ce regard rapide
Dont tu mesures la terre.
Sortie des ossements
Sacrés des Hellènes,
Et forte de ton antique énergie,
Je te salue, je te salue, ô Liberté !
Dionysios Solomos
La pièce est presque nue, des murs très blancs deux fauteuils en rotin, une table basse, un meuble bas également, des livres. Sur la tranche de l’un, le mot : RÊVES en lettres majuscules. Elle m’attend sans rien dire, m’observe, la tête légèrement penchée, comme ferait un chat. J’aime ses yeux, parfois verts, parfois gris, et ce visage. Villebramar
Dans la clarté douteuse où s’ébauchait sa forme,
Debout sur le coteau comme un monstre vivant
Dont la lune sur l’herbe étalait l’ombre énorme,
Un immense moulin tournait ses bras au vent.
Guy de Maupassant
Des murs blancs montant à l'assaut du ciel comme une neige éternelle défiant les dieux
Comme une pierre que l’on jette Dans l’eau vive d’un ruisseau Et qui laisse derrière elle Des milliers de ronds dans l’eau Comme un manège de lune Avec ses chevaux d’étoiles Comme un anneau de Saturne Un ballon de carnaval Comme le chemin de ronde Que font sans cesse les heures Le voyage autour du monde D’un tournesol dans sa fleur Tu fais tourner de ton nom Tous les moulins de mon cœur Michel Legrand
Immortelle Athènes.
Combien tu me manques quand je suis loin de toi. Combien je m’ennuie en pays étrangers,Allemagne, Belgique, Hollande, où tout est parfait, jusqu’aux ordures qui sentent l’eau de Cologne. Athènes, une ville où, si tu trébuches en chemin, toujours quelqu’un va se trouver pour te relever, si tu as faim, quelqu’un va te donner une bouchée de pain, si tu pleures, quelqu’un va te consoler, et si tu ris, quelqu’un va comprendre ta plaisanterie. Ménis Koumandaréas
...J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique, La ville et la campagne, enfin tout ; il n'est rien Qui ne me soit souverain bien, Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique... Jean de la Fontaine
Ma Thessalonique, première Mère des pauvres,
toi qui a les meilleurs gars ; ma Thessalonique, première Mère des pauvres, partout où je vais, je t'ai toujours dans mon cœur.
Ma Thessalonique, jamais je ne te renierai; tu es ma patrie, je le dis et je m’en vante.
Thessalonique aux tant d’humeurs, tu as les plus belles filles du monde ; soirées bohèmes, chansons dans les ruelles, fêtes et nuits blanches, dans chaque quartier.
Ma Thessalonique, jamais je ne te renierai ; tu es ma patrie, je le dis et je m’en vante.
Ma Thessalonique, même quand je suis loin de toi, je me souviens toujours de ton doux nom ; ah, comme je voudrais revenir près de toi, et que je laisse mon âme devant la Tour blanche.
Ma Thessalonique, jamais je ne te renierai ; tu es ma patrie, je le dis et je m’en vante.
Christos Kolokotronis
Seuls les dieux disposent d'assez de temps pour donner un nom à chaque galet d'une plage, mais c'est la patience qui leur manque.
Terry Pratchett
Lorsque, vers midi, il se retrouva au centre du théâtre antique,
lui, Grec et nonchalant, aussi beau que ceux-là l’étaient,
Il poussa un cri – non d’admiration, un sentiment tel, il ne le ressentait pas ou, s’il le ressentait, il ne l’aurait sûrement pas manifesté – simplement un cri, peut-être de l’allégresse indomptable de sa jeunesse ou pour éprouver la sonorité du lieu.
En face, tout en haut des montagnes verticales, l’écho répondit – cet écho grec qui n’imite ni ne répète, mais continue seulement à une hauteur démesurée, l'éternelle clameur du dithyrambe.
Yannis Ritsos
JE SONGE À CE VILLAGE
Ioánnis A.Papadiamantópoulos
  DIT Jean Moreas
    Je songe à ce village assis au bord des bois,
Aux bois silencieux que novembre dépouille,
Aux studieuses nuits, - et près du feu je vois
Une vieille accroupie et filant sa quenouille.
C'est à la culotte de ses filles qu'on juge un pays.
Frédéric Dard
Nous portons des cagoules pour nous regarder dans les yeux
Pour toujours, j’invoquerai ton âme, oh, Mykonos !
Pour ton folklore, tes accueils, j’implorerai tes étoiles !
Pour leurs éclats, leurs messages, je t’invite Mykonos !
Pour te chanter sur ma guitare, oh, Mykonos, mon étoile !
Christine Duhamel
Je voudrais t'emmener
Dans un maison blanche
Bâtie en mer Egée
Près du palais des dieux
Où le ciel et la mer
Rivalisant de bleus
Baignent les rochers noirs
Sous des flots de turquoise
Une terrasse immense
Inondée de soleil
A tes yeux éblouis
S'ouvrirait sur le large
Et, juste au saut du lit
Quelques chats nonchalants
Viendraient , parmi les fleurs
Quémander tes caresses.
Marcek
La pièce est presque nue, des murs très blancs deux fauteuils en rotin, une table basse, un meuble bas également, des livres. Sur la tranche de l’un, le mot : RÊVES en lettres majuscules. Elle m’attend sans rien dire, m’observe, la tête légèrement penchée, comme ferait un chat. J’aime ses yeux, parfois verts, parfois gris, et ce visage. Villebramar
Il n'avait d'yeux que pour ses seins...
Éclat de rire...
Dieu que pour ses saints...
C'est bête mais ça me fait toujours marrer,
excusez-moi...
Vous vous souvenez de votre premier repas dans une taverne grecque?
Vous venez de payer l'addition et vous êtes là, repus, heureux, joyeux, seul, à deux ou avec des amis.
Et voilà, que le serveur arrive avec l'assiette de pastèque et raisins et puis revient encore avec les petits verres de raki et la fiole!
C'est là où on comprend ce qu'est la qualité de la vie là-bas.
Soir d’orage à Skala Potamias,
ile de Thasos.
Tes souvenirs se voilent
A l'avant du bateau
Et ce quai qui s'éloigne
Vers un monde nouveau
Une vie qui s'arrête
Pour un jour qui commence
C'est peut-être une chance.
Patrick Bruel
Penche-toi, si tu le peux, sur la mer obscure, oubliant le son d’une flûte sur des pieds nus qui parcourent ton sommeil dans l’autre vie, l’engloutie.
– Sur ton dernier coquillage, écris, si tu le peux, le jour, le nom, le lieu et jette-le dans la mer, qu’il y disparaisse. .. Georges Séféris - Santorin
Les hommes et les animaux avaient été invités au mariage de Zeus et d'Héra par Hermès.
Mais Chélone était restée seule chez elle pour manifester le mépris que lui inspirait ce mariage.
Quand Hermès s'en aperçut, il jeta la maison de Chélone dans un fleuve et transforma la nymphe en tortue.
Depuis, elle porte sa maison sur son dos et Hermès fait de la carapace sa première lyre.
Le chat ouvrit les yeux,
Le soleil y entra.
Le chat ferma les yeux,
Le soleil y resta.
Voilà pourquoi, le soir,
Quand le chat se réveille,
J’aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.
Maurice Carême
Christine Klima, Milos

En ce qui concerne Klima, c'est le petit port que j'ai découvert après avoir effectué une marche agréable de 5 ou 6 km à partir d'Adamas; c'était fin septembre, vers midi, et il n'y avait que quelques personnes à visiter cet endroit; on débouche sur ces petites maisons de pêcheurs colorées (prévues pour mettre les bateaux à l'abri au rez de chaussée en cas de gros temps) et c'est un véritable plaisir pour les yeux que de contempler ce paysage si calme, tout en simplicité. Une bonne bière en terrasse, quelques mots échangés avec le barman , et on n'est pas loin d'une forme de bonheur!
Christine 2016
Brigitte Martinez

Pont de Vrasiatis Agios Andreas Péloponnèse
Jusqu’où m’invites-tu rivière fraternelle à me couler en toi Jusqu’où m’emportes-tu entre les berges de ton silence Vers quelle île engloutie me fais-tu remonter jusqu’aux sources de vivre ?
Jean Lavoué 2016
Amélie Veillard-Calixto

Bien que la plage soit un thème convenu, surtout lorsqu'il s'agit de la Grèce, ici ce qui interpelle le spectateur c'est le jeu d'ombres et de lumières qui ajoute à l' atmosphère quelque chose d'inquiétant: le personnage va-t-il être pris au piège ?
Est- ce une métaphore de l'actualité?
Cependant, un autre regard verrait dans ces contrastes, une sorte de chemin mystérieux vers la rêverie, l'inconnu: Où vont-ils? Devront-ils choisir l'un ou l'autre de ces chemins qui semblent s'offrir à eux?
S'agit-il d'une errance ou d'une quête?
Amélie 2016