Paraît un jour un livre, d’un romancier allemand, qui raconte l’histoire universelle,sagement absurde bien qu’alambiquée, d’un homme ordinaire, dans une époque et une ville impossibles à situer. L’ouvrage, dont le titre estUne fois (et peut-être une autre), passe inaperçu ou presque, jusqu’à ce que l’on découvre, sept ans plus tard, l’existence d’un roman « jumeau », au titre et à l’intrigue en tous pointsidentiques. Un livre publié à la même époque, mais de l’autre côté de l’Atlantique, dans une autre langue, par un auteur uruguayen. Lequel serait resté dansl’anonymat le plus total s’il ne s’était pas ainsi trouvé, avec son confrère allemand, promu héros d’une vertigineuse coïncidence dont s’emparent vite éditeurs, essayistes, critiques, universitaires… Mais la question demeure : deux hommes, étrangers l’un à l’autre, peuvent-ils réellement avoir écrit le même roman ?

Avec une ironie diffuse, traversée d’élans burlesques, Kostis Maloùtas dessine dans ce roman, de fausses pistes en vrais questionnements, un impressionnant réseau de textes « gigognes » où sont soulevés, un à un, les grands enjeux du monde de l’édition.

Traduit du grec par Nicolas Pallier

Éditions Do

Le roman de Kostis Maloùtas est un livre ouvert, à tous points de vue, dans lequel on entre avec autant de facilité que de plaisir, malgré tout ce qu’il contient.

Titìka Dimitroùlia, CNN Greece

Un jeu de reflets et de questionnements continuels, une géniale provocation.

Yànnis Kalogeròpoulos, NO14ME